QUI SUIS-JE ?

Élodie Ménadier

Portrait d’Élodie Ménadier

Chers lecteurs,

Je suis Élodie Ménadier, un être, comme beaucoup, doté d’une grande sensibilité.

Voilà le début de mon histoire : une histoire jalonnée d’expériences professionnelles, personnelles et de nombreux apprentissages, qui s’harmonisent et s’incarnent aujourd’hui dans ma pratique comme dans mon identité.

Tous ces chemins semblent m’avoir conduite vers un même endroit : apprendre à s’habiter pleinement — dans son corps comme dans son esprit —, s’épanouir, se définir et s’affirmer dans son intimité profonde, avec présence et conscience.

Apprendre à habiter son corps

Jeune fille, je grandis avec des tabous, un manque de connaissances et une estime fragile de moi-même, de mon corps, de la rencontre des corps et de la sexualité.

Une honte diffuse cohabite avec une curiosité profonde à l’égard du sexuel, que je contiens fermement.

Cela ne concerne pas uniquement mon intimité sexuelle. Cela se joue aussi dans ma personnalité, dans mes relations au monde et à l’autre, dans ma manière de me percevoir et d’habiter mon propre corps.

Je cherche à être en paix avec lui.

À le sentir vivant.

À le sentir, tout simplement.

C’est dans cet élan que je m’engage professionnellement dans la danse. J’exerce sur scène pendant treize années, de 2013 à 2026.

La danse m’enseigne le sensible et le sensoriel, la rencontre, le toucher, l’écoute attentive, l’observation, le détail, la motricité et la coordination. Elle m’apprend la patience, la persévérance et la précision.

Elle me confronte aussi à une autre culture : celle de la performance, de la représentation, de l’apparence, des rôles de genre et des stéréotypes, de la lutte, de l’épuisement, de l’acharnement et d’une certaine banalisation de la douleur.

Au fil de ces expériences, je découvre combien ces codes et ces attentes résonnent avec ceux qui traversent plus largement notre société. Le monde de la danse les rend parfois particulièrement visibles et m’ouvre ainsi à une compréhension plus vaste de ce qui nous façonne, individuellement comme collectivement.

J’apprends énormément.

Je lutte tout autant.

J’incarne ces opposés.

Peu à peu, je me rapproche de projets qui me permettent de raconter, de transmettre des émotions et des valeurs, de parler de l’humain et du monde dans lequel nous vivons.

La danse devient alors un outil au service de l’humain, de la rencontre, du lien et de ce que nous nous transmettons les uns aux autres.

Trouver sa voix

Quelque chose me manque pourtant : la voix.

Sa résonance, sa libération, sa détente.

Sur scène, bien sûr, mais aussi dans mon quotidien.

C’est ainsi que le théâtre entre dans ma vie. J’y exerce pendant huit années, à partir de 2018.

Le théâtre déplace de nouvelles lignes en moi et éveille d’autres consciences.

Il y a l’intime de notre corps, de notre manière de nous mouvoir dans l’espace.

Et il y a l’intime de notre voix, de nos mots, de ceux que nous choisissons pour exprimer le cœur de notre âme.

Il y a la manière dont nous les prononçons, dont nous les évitons, dont nous les oublions ou dont nous les chuchotons parfois.

Il y a les mots qui nous serrent la gorge, et ceux qui nous échappent dans le regret ou la délivrance.

Pendant quatre années, je joue chaque samedi dans Les Monologues du Vagin, d’Ève Ensler.

Dix ans auparavant, cette pièce avait compté parmi les révélations qui avaient ouvert quelque chose dans mon rapport à l’intime. Elle avait semé une graine, appelée à grandir au fil de mes futurs apprentissages autour de la sexualité.

Interpréter cette œuvre à mon tour et la transmettre au public est un honneur.

Cela inscrit une cohérence profonde dans mon parcours personnel et professionnel.

Par les différents chemins que j’emprunte, je semble finalement aller au même endroit :

libérer la parole, informer avec des sources fiables, sortir des tabous et des injonctions, remettre de la joie dans le sexuel, reconnaître sa puissance et sa légitimité, et se reconnecter à soi.

La danse comme le théâtre sont d’abord, pour moi, des expériences profondément humaines.

Le corps comme la voix disent notre manière de nous positionner dans le monde, de nous affirmer et de nous révéler.

Le spectacle, comme nos vies quotidiennes, est fait de mille et une réalités : certaines universelles, d’autres profondément singulières.

De la curiosité à la sexothérapie

Ce qui était d’abord un besoin et une exploration personnels devient progressivement une véritable voie d’apprentissage.

En parallèle de mon métier d’interprète, je m’engage dans huit années de formations, de 2018 à 2026.

La curiosité devient passion.

La passion devient révélation.

Puis vient l’évidence professionnelle : l’étude de la sexualité, des profondeurs de notre psyché et la sexothérapie.

Au fil de ce parcours, j’entreprends également un travail personnel approfondi auprès de différents professionnels du corps et de la psychologie.

Ce chemin me paraît indispensable pour apprendre à mieux m’incarner, comprendre mes propres mécanismes, questionner mes croyances, me rapprocher de ma propre vérité, et à être disposée, à mon tour, à accompagner les autres avec justesse.

Ce qui m’anime aujourd’hui est notamment le désir de nous aider à nous reconnecter à notre intimité, à oser nommer sans peur du jugement, à sortir des tabous et des injonctions.

Et surtout, à révéler la beauté de notre sexualité et de notre sensualité.

À leur redonner leur puissance, leur légitimité, mais aussi leur joie, leur jeu, leur rire et leur paix.

Revenir au corps

Je ne pouvais oublier mes racines.

Le massage bien-être est ainsi venu prolonger naturellement mon parcours et me ramener au corps, à ses sensations et à la manière dont nous entrons en relation avec lui.

Dans le massage bien-être, il y a le corps : la façon dont nous l’habitons, dont nous le ressentons, dont nous l’écoutons.

Et il y a aussi ce qui accompagne cette expérience : notre état émotionnel, notre système nerveux, la qualité avec laquelle nous abordons notre quotidien et notre présence à nous-mêmes.

Il y a le massage, et il y a sa philosophie.

C’est cette dernière qui se trouve au cœur de ma pratique.

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai expérimenté les méandres d’une société qui attend énormément de nous.

Ses injonctions sont parfois si puissantes qu’elles finissent par nous coller à la peau, jusqu’à devenir les nôtres — et parfois même notre propre tyran.

Nous apprenons à mériter notre repos.

À mériter nos plaisirs.

À mériter notre douceur.

Et nous oublions que nos ressources, notre potentiel et même notre capacité d’action peuvent aussi se révéler dans le confort d’un corps et d’un esprit apaisés, reliés l’un à l’autre.

Nous avons tout à gagner à nous offrir cet espace, ce temps, cette douceur et ce confort.

Non parce que nous aurions enfin suffisamment mérité de les recevoir, mais parce qu’ils n’ont jamais eu à être mérités.

Cette évolution, je l’ai vécue dans mon corps, dans mes muscles, dans ma voix, dans ma manière de penser, dans mon estime de moi, dans mon énergie vitale, dans ma réalisation personnelle et professionnelle, jusque dans mes nuits, mes rêves et mon sommeil.

C’est pourquoi je crois profondément à la valeur de ces espaces de ralentissement, de présence et de retour à soi.

Non comme une solution universelle, mais comme une possibilité : celle de retrouver un rapport plus doux, plus conscient et plus vivant à soi-même.

Ma manière d’accompagner

La sexualité et le bien-être sont pour moi deux voies complémentaires, chacune porteuse de sa propre richesse. Elles peuvent ouvrir des espaces d’émancipation, de libération, de paix intérieure et de découverte de soi, dans les différentes sphères de notre vie.

Je propose des espaces inclusifs, respectueux et sans jugement, où chaque personne peut être accueillie dans sa singularité, quelle que soit son histoire, son orientation, son identité ou sa manière de vivre sa sexualité.

Je ne crois pas à une manière unique d’habiter son corps, sa sexualité ou son existence.

Je ne cherche pas à imposer une direction, une norme ou une vérité supplémentaire.

Je souhaite plutôt accompagner chacun·e dans la découverte de son propre chemin, à son rythme, dans le respect de ses limites, de ses valeurs, de ses besoins et de son autonomie.

Être accompagné peut être précieux.

Apprendre à avancer par soi-même l’est tout autant.

Ces deux mouvements peuvent se rencontrer, se compléter et alterner au fil de la vie.

Mon approche se nourrit d’une démarche de formation continue, afin de rester informée, d’approfondir mes connaissances avec curiosité et rigueur, et de poursuivre ma réflexion.

Elle s’appuie également sur une supervision professionnelle, essentielle à une pratique consciente, responsable et en évolution.

Je ne considère pas mon propre chemin comme achevé.

Il continue de se vivre, de se questionner et de se transformer.

C’est peut-être justement ce qui me permet aujourd’hui d’accompagner sans chercher à savoir à la place de l’autre, mais en créant les conditions pour que chacun puisse progressivement trouver sa propre voie.

Notre corps, comme notre esprit, sont nos temples. Il ne tient qu’à nous d’apprendre à les habiter.

Élodie Ménadier

Sexothérapeute et accompagnatrice en massage bien-être

Mes formations

Sexothérapie

  • 8 ans auprès de l’organisme Le Cerfpa — modules validés : Développement psychologique de l’enfant, Psychanalyse, Psychopathologie de l’adulte, Sexologie : Obtention du Certificat de Sexothérapeute
  • Organisme Spirivie : Obtention du Certificat de Sexothérapeute
  • Pratique inscrite dans une dynamique de formation continue et de supervision régulière

Massage bien-être

  • Centre Azendaï, Toulouse — certificat de massage en réflexologie plantaire thaï
  • Centre Azendaï, Toulouse — certificat de massage californien
  • École À Fleur de Peau, Marseille — massage Kobido
  • École À Fleur de Peau, Marseille — massage Chi Nei
  • Pratique inscrite dans une dynamique de formation et d’affinement continue